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La sclérothérapie (techniques d'injection) pour varicosités sur les jambes

Schwartz L, Maxwell H
Publié en ligne : 
7 décembre 2011

Les varicosités (télangiectasies) sont de petites veines superficielles qui s'élargissent et deviennent visibles ; elles sont souvent situées sur les jambes. Elles sont parfois, mais pas toujours, associées à la maladie veineuse chronique affectant les veines profondes. Parmi les facteurs de risque pour le développement de varicosités on compte les antécédents familiaux, la grossesse, la prise d'hormones féminines, l'utilisation de stéroïdes topiques, les traumatismes locaux et la station assise ou debout prolongée. Certaines personnes ressentent des douleurs, des crampes, des brûlures, des palpitations, des démangeaisons ou de la fatigue dans la jambe, et les femmes, en particulier, peuvent être préoccupées par l'aspect esthétique. Les gens cherchent de plus en plus se faire soigner.

La sclérothérapie est utilisée depuis des siècles pour traiter les varicosités. La technique implique l'injection d'un produit chimique dans les veines. Ceci est parfois suivi d'une compression avec des bandages ou des bas.

Le liquide ou la mousse sclérosante est injecté dans la veine afin d'endommager localement le revêtement interne (endothélium) de la veine. Cela conduit à une inflammation puis à un caillot de sang, un collapsus et un épaississement ou une cicatrisation de la veine. Le sang s'arrête de couler et la veine perd son aspect rouge ou violet. Il n'y a pas actuellement de consensus sur le produit sclérosant censé être le plus efficace, présenter le moins d'effets secondaires et causer le moins d'inconfort aux patients.

Nous avons inclus dans notre revue 10 essais contrôlés randomisés impliquant au total 484 personnes. Le sulfate de sodium tétradécyl (STS), le polidocanol (POL) et l'heparsal (20 % de sérum physiologique mélangé à de l'héparine à 100 unités/ml) ont éliminé les veines plus efficacement qu'une injection de sérum physiologique. Il n'y avait aucune donnée permettant d'établir qu'un agent sclérosant quelconque soit supérieur aux autres, que les patients aient été plus satisfaits avec un agent qu'avec un autre, ni quelle dose d'un agent serait la meilleure. Il y avait des preuves que le POL était moins douloureux que l'heparsal et le STS, et que le STS était plus douloureux que l'heparsal. A doses plus élevées il s'est avéré que certains agents causaient plus de douleur et d'effets secondaires (par ex. coloration brunâtre, rougeoiement à proximité de la veine injectée ou démangeaisons), mais nous n'avons pas assez de données pour déterminer la concentration optimale à utiliser. Les essais étaient conçus de façon très différente et utilisaient des agents différents ; nous n'étions donc pas en mesure de combiner les études pour parvenir à des conclusions fermes. La quantité de données disponibles était faible et la qualité méthodologique globale de la recherche était médiocre, tout comme la qualité de leurs comptes-rendus.

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